Mission
Le HCPC a pour principale mission de :
- Suivre la mise en œuvre, au sein des institutions publiques et privées, des mesures de lutte contre la corruption ;
- Initier et conduire des actions de prévention de la corruption à tous les niveaux de la société.
Une mission préventive au cœur de l’action publique
Contrairement aux structures chargées de la répression ou de l’enquête, le HCPC intervient en amont,
en identifiant les zones de vulnérabilité dans les processus administratifs, financiers, contractuels ou décisionnels.
Cet état de fait n’exclut nullement l’activation du volet répressif.
Ses interventions visent à :
- identifier les faiblesses et des risques de dysfonctionnement dans les institutions et administrations de l’État et formuler des recommandations pour leur correction ;
- réduire, voire éliminer, les occasions de corruption dans les administrations et institutions publiques ;
- renforcer les capacités des agents publics en matière d’éthique, de gestion responsable et de conformité ;
- outiller la société civile et les citoyens pour qu’ils deviennent des acteurs vigilants et actifs de la lutte contre la corruption ;
- proposer des réformes législatives et réglementaires qui rendent le système plus transparent et résistant aux dérives.
Un cadre légal et institutionnel fort
Le HCPC tire sa légitimité d’un dispositif juridique solide qui lui garantit :
- une autonomie administrative et fonctionnelle, lui permettant d’agir librement dans le cadre de ses missions ;
- un mandat clair de détection, de signalement, d’éducation, de sensibilisation, de dissuasion, et de prévention, avec des pouvoirs de recommandation, de veille, de formation, et d’évaluation des politiques publiques en matière d’intégrité ;
- une capacité de collaboration interinstitutionnelle, avec les ministères, les structures de contrôle, les collectivités locales et les partenaires techniques et financiers.
Une approche inclusive et participative
Le HCPC place l’humain et la confiance citoyenne au centre de son action.
Il croit fermement que la lutte contre la corruption ne peut réussir sans une mobilisation collective et transversale.
C’est pourquoi il développe des synergies avec :
- les administrations publiques, en accompagnant la mise en place de mécanismes d’intégrité ;
- les élus et autorités locales, pour adapter les actions de prévention aux réalités du terrain ;
- la société civile, les médias et les jeunes, à travers des campagnes d’éducation, des formations, des partenariats et des programmes de sensibilisation ;
- les partenaires internationaux, pour s’aligner sur les bonnes pratiques et bénéficier des innovations en matière de gouvernance.
Attributions
Dans le cadre de sa mission, le HCPC est notamment chargé de :
- Identifier les procédures ou l’absence de procédures dans les organismes publics et privés pouvant favoriser la corruption ou des infractions connexes ;
- Formuler des recommandations en vue de prévenir la corruption à l’attention des institutions et organismes concernés ;
- Veiller à la vulgarisation des textes relatifs à la prévention et à la lutte contre la corruption ;
- Veiller à la vulgarisation des textes relatifs à la prévention et à la lutte contre la corruption ;
- Collecter, analyser et transmettre aux autorités judiciaires compétentes toute information utile à la détection et à la répression des faits de corruption, fraude ou pratiques assimilées ;
- Émettre des avis sur les nominations aux hautes fonctions de l’État lorsque requis par le Président de la République ou les Présidents d’institutions ;
- Coopérer avec les institutions nationales et internationales poursuivant les mêmes objectifs ;
- Élaborer des rapports périodiques d’évaluation des instruments juridiques et administratifs en matière de prévention de la corruption ;
- Proposer toute réforme législative, réglementaire ou administrative visant à promouvoir la bonne gouvernance ;
- Transmettre un rapport annuel sur l’état de la corruption et le plan national de prévention au Président de la République.
UN CLIC CONTRE LA CORRUPTION
Dans sa lutte résolue contre la corruption, le Bénin ne s’appuie pas uniquement sur les enquêtes et les sanctions. Le gouvernement a choisi d’intervenir là où la corruption prend souvent racine : dans les couloirs de l’administration, au détour des guichets, dans les attentes interminables qui ouvrent la voie aux « petits arrangements ». Pour y remédier, une stratégie s’impose : la dématérialisation des services publics.
Grâce à la plateforme www.service-public.bj, de nombreuses démarches administratives s’effectuent désormais en ligne : sans contact physique, sans frais occultes, sans favoritisme. Chaque clic devient ainsi un acte d’intégrité.
Obtenir un extrait de casier judiciaire, déclarer une naissance, solliciter un permis de construire, suivre un dossier de transport ou d’agrément : autant de services désormais accessibles en quelques minutes, partout au Bénin, via Internet. Cette transformation numérique, amorcée par le gouvernement, vise à réduire de manière significative les opportunités de corruption au quotidien.
L’idée directrice est simple : moins d’intermédiaires, moins d’opacité ; plus de traçabilité, plus d’équité.
« Le numérique ne remplace pas l’État : il le rend plus accessible, plus neutre et plus efficace. »
Ce virage vers l’administration en ligne s’inscrit dans la dynamique de gouvernance responsable prônée par le Bénin. Il répond également aux engagements internationaux du pays, notamment ceux de la Convention des Nations Unies contre la corruption, qui recommande la simplification des procédures, la transparence et la participation citoyenne.
La dématérialisation contribue à réduire les files d’attente, les sollicitations indues et les paiements informels, tout en renforçant la redevabilité de l’administration. Elle constitue une réponse structurelle à une problématique ancienne.
Toutefois, encore faut-il que les citoyens s’approprient pleinement ces outils. Nombreux sont ceux qui continuent d’emprunter des voies détournées, de payer pour des services gratuits ou de faire confiance à des « intermédiaires » qui exploitent l’ignorance ou la précipitation.
D’où la nécessité d’une vaste campagne de sensibilisation pour rappeler que l’administration numérique est officielle, fiable, inclusive et, dans la plupart des cas, gratuite. Elle permet en outre à chacun de suivre ses démarches en toute autonomie et en toute sécurité.
Un modèle en construction, un réflexe à développer
Par cette modernisation, le Bénin s’affirme comme un pays africain qui place l’éthique au cœur de l’innovation. La dématérialisation n’est pas seulement une affaire de technologie : elle incarne une réforme des mentalités, un changement de posture de l’État envers ses citoyens, mais aussi des citoyens envers leurs droits.
En résumé : cliquez, c’est votre droit !
Chaque clic sur service-public.bj est une occasion de refuser la corruption, de protéger sa dignité, de gagner du temps et de contribuer à l’édification d’un service public juste et équitable.
Un clic contre la corruption, ce n’est pas seulement un slogan : c’est une nouvelle manière d’être citoyen, et une promesse de mieux-vivre ensemble.