Un citoyen qui saisit l’administration ou une entreprise privée attend avant tout une chose : que sa requête soit prise en compte dans les délais raisonnables ou réglementaires. Ce respect des délais ne relève pas d’une faveur : il constitue un droit fondamental et un indicateur essentiel de la qualité du service rendu.
Or, il n’est pas rare que certains dossiers soient ralentis sans justification claire. Dans les administrations comme dans les services privés — banques, assurances, sociétés de téléphonie, services de santé, etc. — des lenteurs excessives peuvent devenir le terreau d’une corruption insidieuse. Face à un traitement anormalement lent, l’usager peut se sentir implicitement poussé à « faire un geste », souvent sans que rien ne soit dit explicitement. Cette attente injustifiée ouvre la voie à des pratiques déviantes.
C’est pourquoi agir avec célérité, dans le respect des délais impartis, constitue un véritable acte d’intégrité. C’est une manière de réduire les suspicions, d’éviter les dérives, et de bâtir une culture de responsabilité et de transparence.
En traitant les dossiers à temps :
- On préserve la dignité et le temps des usagers ;
- On renforce la confiance dans les institutions et les prestataires ;
- On lutte activement contre les pratiques de corruption passive ou latente.
Chaque acteur, qu’il soit dans le secteur public ou privé, peut faire preuve d’éthique dans sa gestion des demandes.
Cela passe par l’organisation, la discipline, et surtout la volonté de traiter chaque dossier avec diligence, sans discrimination ni préférence.
Un appel à la vigilance citoyenne :
Nous invitons les citoyens à dénoncer toute forme de traitement dilatoire injustifié, qu’il soit observé dans les services publics ou dans les structures privées.
Le silence face à ces lenteurs suspectes entretient l’impunité. Osez dire non à l’attente injuste qui cache souvent une attente d’argent.