Le scénario est connu : une sollicitation déguisée, un billet replié dans le creux de la main, et cette petite phrase souvent murmurée — « C’est juste pour vous encourager. » Mais derrière ce geste prétendument anodin, se cache une réalité plus lourde : une tentative de corruption.
La fonction publique repose sur des valeurs cardinales : l’impartialité, la responsabilité, la neutralité et le respect du bien commun. Elle n’est ni un marché de privilèges, ni un terrain d’arrangements. Elle est un espace où l’intérêt général doit primer sur les intérêts particuliers.
Ceux qui servent l’État – à tous les niveaux – sont appelés à honorer cette mission avec loyauté. Ce n’est pas une exigence théorique : c’est une pratique concrète, quotidienne, parfois mise à l’épreuve par de petits gestes, des offres, des promesses, des sollicitations, des tentations.
Le refus d’un avantage indu – même symbolique, même discret – n’est pas un acte de défiance envers le citoyen. C’est une affirmation de rigueur, de transparence et de responsabilité. C’est une manière de dire : “Je suis ici pour accomplir une mission, pas pour mon intérêt personnel.”
Et c’est aussi une manière de protéger l’usager, en lui évitant d’entrer dans une dynamique de dépendance ou de compromission.
Dans une société en construction, chaque geste compte. Et un simple refus, posé avec calme et fermeté, peut tracer une ligne nette entre ce qui est attendu et ce qui est toléré.
Pour un service public digne et crédible
L’intégrité n’est pas une posture exceptionnelle. Elle est une exigence normale. Elle n’est pas réservée à une élite. Elle est le socle même de la confiance entre les institutions et les citoyens.
Refuser un pot-de-vin, ce n’est pas se méfier. C’est s’honorer. C’est respecter le service public. C’est inspirer la société. Parce que chaque refus silencieux peut devenir un exemple. Promouvons ensemble une culture de l’éthique au quotidien. Car un service public intègre, c’est l’affaire de tous.